Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 22:21

Magnus

           

A

mnésique, Franz-Goerg est l’un des nombreux orphelins de la seconde guerre mondiale. Transporté de famille en famille, accompagné de mensonges, de trahisons et d’illusions qu’il récolte sur son passage, il n’a qu’un seul compagnon, son ourson Magnus. Nom d’emprunt qu’il gardera d’ailleurs plus tard, faute de connaître sa véritable identité et surtout par amour pour sa peluche.

Bien qu’elle se base sur le schéma classique d’un roman relatant la vie d’un amnésique,  Sylvie Germain a su construire un scénario tenant le lecteur en haleine. Effectivement le récit est original puisqu’il rejoue plusieurs fois le même scénario mais dans des lieux différents, avec des personnages différents. De plus le point de vue du narrateur (et du lecteur) évolue au fil du récit, depuis l’enfance (rarement évoquée dans les récits d’après guerre) jusqu’au dernier voyage, ce qui donne l’impression d’accompagner Magnus dans sa quête. Contrairement au célèbre récit d’Anne Frank ce roman met l’accent sur l’état du monde et de la société après la guerre.

La relative simplicité du texte et de son vocabulaire permettent, par une lecture facile et rapide, de ne pas laisser s’échapper la trame du scénario. L’incohérence, pêché mortel du romancier s’attaquant au thème de l’amnésie, a su être domptée par l’auteur, nous offrant un récit encore plus proche du réalisme.

L’auteur à eu l’idée lumineuse de nous éclairer en introduisant de petites notes qu’elle complète d‘un titre (résonance, litanie, échos …) ce qui facilite grandement la compréhension de l’œuvre dans les moments de doutes.

Toutes les énigmes trouvent leurs réponses au fil du récit mise à part la question finale : Que devient Magnus lorsqu’il décide s’en aller … (sans retour ?).

 

 

 

Sylvie GERMAIN

 

MAGNUS

 

 

 

 

 

image Magnus

             

Justification des choix de la première de couverture.

 

 

 

 

            Cette 1ère de couverture pourrait être celle du livre Magnus de Sylvie Germain pour de nombreuses raisons.

 

            Tout d’abord, cette image représente un puzzle et tout au long de ce livre on trouve le champ lexical de la construction, de la création avec les mots « bâtit », « tisse » ou encore « brode ». Or, le puzzle comme la broderie et la construction est une activité qui nécessite de la réflexion et du temps. De plus, lorsqu’on fait un puzzle on assemble des morceaux tout comme le fait Franz avec sa mémoire pour reconstruire son passé.

           

            De plus, le point noir central de cette image illustre la perte de tous les souvenirs d’enfance de Franz c’est-à-dire « ce trou du côté de sa petite enfance ». Autour de ce point noir, le puzzle commence à s’assembler. Cela symbolise tout  ce que la mère de ce jeune garçon a bâtit autour de cette absence de souvenirs d’enfance. Les pièces en noir, quant à elles,évoquent tous les mensonges que Théa Dunkeltal a inventés et a fait croire à son fils : « elle brode, elle enlumine le passé, estompe autant qu’elle le peut les souvenirs ».

 

            Enfin, les pièces de puzzle mélangées, autour du début du puzzle construit, symbolisent les idées, la mémoire mélangées de Franz, qui ne sait plus  différencier mensonges et réalité « il a du mal à distinguer les frontières du réel, à faire la part entre la vérité et les mystifications ». Ce sont un peu tout ce qui reste à  mettre en ordre dans la mémoire du garçon. Pour finir, la spirale montre le fait qu’il est perdu dans toutes ces histoires qu’on lui raconte.

                                                                                                                   
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 22:12

Un jeune garçon,

 

        S’imagine  un frère car il se sent trop seul auprès de ses parents qui à ses yeux incarnent la perfection à défaut de lui. Adolescent il apprend un secret familial qui va l’ébranler. Je ne tiens pas à révéler plus dans ce résumé car je veux vraiment que ce chef d’oeuvre soit lu de vous-même.

    

     Dès que l’on ouvre le livre on est projeté dans l’univers morbide et extrêmement touchant du jeune Grimbert. On est à ses côtés lorsque le roman de sa vie se construit peu à peu grâce à Louise, on l’écoute et on est séduit par l’histoire. Un secret est un mélange original d’histoire et d’autobiographie, des personnages au passé douloureux, une approche d’un des génocides les plus barbares et des révélations bouleversantes accumulées. L’auteur évoque tout cela avec une langue douce comme le héros qui réussit à nous émouvoir. On est pris d’affection pour ce jeune garçon complexé par ce corps trop maigre et hanté par ce frère ou au fil du livre, lorsque le passé s’éclaire il mûrit, s’accepte. On réalise que les pires malheurs peuvent être surmontés.

    Lorsque je lisais ce livre je savourais chaque mots, chaque lettres, on est captivé du début à la fin. Jamais une lecture ne m’eut transmis autant d’émotion et quel plaisir !

 

    Une magnifique histoire transmise avec un réel talent, c’est un roman magnifique et émouvant.

 

 

                                                                                               Neto-Mendes Jessica
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 21:56

Guenassia : l’incorrigible optimiste même

   Tout le monde devrait être comme Michel Marini, un adolescent typique des années 60, et Igor, Leonid, Imré, Sacha, Werner, Pavel et les autres réfugiés de l’est : d’ « incorrigibles optimistes ». Tous fuient une cause. Pour certain, les disputes familiales et la Guerre d’Algérie, et d’autres leur pays, fuir une politique meurtrière pour sauver leur peau, abandonnant leur famille. Ces dures circonstances les atteignent. Mais ils le cachent bien. Echecs, alcool, littérature, photographie, cinématographie ou le sport en ont aidés plus d’un. Ils oublient, ils préfèrent. Des liens se créent, des rencontres se font, des pertes sont difficiles. La vie de Michel Marini, un adolescent des années soixante va faire, au fur et à mesure la rencontre de chacun de ces personnages attrayant, mystérieux et traumatisés par un passé pas antérieur que cela qui les rattrape petit à petit …

 

  Ce livre devient et sera dans dis ans un mythe. La première chose que l’on remarque au premier abord est surement l’envergure du livre et le nombre de pages. Mais celles-ci se lisent rapidement et très facilement. On ne se rend même pas compte à quel point, finalement, les pages défilent à une vitesse grandiose et le bouquin est donc rapidement lu. Le vocabulaire est facile à comprendre. Le style est sympathique : vraiment tout pour plaire !

 

 

 

 

Guenassia appuie sur l’importance de la littérature dans son roman, tout d’abord en entament le récit par  « Aujourd'hui, on enterre un écrivain. », celle de Sartre qui, avec Kessel ont leur place au sein du club, il apporte beaucoup au club comme au roman ; puis par l’incalculable nombre de références littéraires nommées (n’oublions pas que Michel est un  mordu de lecture !), à plaire aux littéraires amateurs ou confirmés.

  De plus, Jean-Michel Guenassia, réussit parfaitement à mêler la fiction à l’histoire.

  D’une part, il nous offre une diversité de personnages fictifs mais attachants, chacun a son caractère, ses secrets et son histoire, ses blessures et ses remords. Des russes, des hongrois, des grecs, des polonais … Un vrai « melting Pot » des pays de l’est !

 Puis de l’autre, le premier coté du livre est représenté par la place importante du contexte historique. La Guerre d’Algérie, le Rideau de fer et le passage de Staline au gouvernement soviétique ne permet à l’histoire aucun ennui mais « une tonne » de rebondissement. Une manière plutôt amusante que d’enseigner par la lecture d’un manuel « grotesque », « bourrant le crane » de dates et d’évènements appris à la chaine. Guenassia a su réunir la didactique et le plaisir d’apprendre, de connaître, d’imaginer, de savoir et de retenir. Ce livre ici, marque un autre très bon point.

 

 En effet, malgré le contexte historique, le livre ne redouble pas d’humour : le coté humoristique jongle avec le coté didactique, l’histoire et péripéties des différents personnages, les lieux, les mots et les rebondissements. Mais le livre est un rebondissement à lui tout seul : aucune coupure, une alternation des histoires bien menée et appétissante : de quoi vous « mettre l’eau à la bouche » ! Guenassia réussit à mettre ses lecteurs en appétit des les premières pages, ce qui laisse au lecteur une envie de dévorer le livre sans retenue. Même les non-lecteurs ou les plus réservés sauront apprécier ce « pavé »  plein de positivisme, même dans les moments les plus sombres.

 

 Abordant une multitude de thèmes et d’évènements, Jean-Michel Guenassia a réussi un lourd objectif : « premier roman, franc succès ! », car primé l’année dernière au Goncourt des lycéens, il a réussi à tenir en éveille un vaste public adolescent de toute catégorie.

 

 

« De ces magasines et de ces livres j’ai tiré ma fantasmagorie la plus intime : l’optimisme ».

                                                                                                            Jean-Paul Sartre, Les Mots.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 21:58

Lorient

Chloé 2A

 

 

Les couleurs de la guerre.

Un secret, livre de Philippe Grimbert tout plein d'adjectifs qui se croisent, se mêlent, s'entrechoquent dans ce livre, moi c'est plutôt à la manière de Rimbaud par des couleurs que je le décrirais.

Et si on partait du simple pour aller au compliqué.

 

Le Noir fera office d'ouverture pour ce festival haut en couleur. Il caractérise la mort, en premier lieu celle de la jalousie d'Hannah qui entraine dans ses illusions son petit Simon (Quelle égoïste!)dans l'endroit le plus sombre de l'époque, les camps d'exterminations, cela va leur coûter la vie. C'est ensuite au tour du frère d'Hannah qui va mourir au front et laisser derrière lui la belle et sportive Tania (enfin presque).

Le Noir exprimera également la tristesse qui elle est vraiment présente à fortes doses dans ce livre. La première est celle de ce pauvre Philippe toujours malade, mou, fragile qui devant l'endurance de ses parents se sent exclu et mal aimé de son père. Il aimerait tellement voir que son père puisse être fier de lui, lui montrer qu'il est capable de faire quelque chose de bien mais malheureusement il n'en a pas le physique. Alors pour s'occuper il s'invente une vie, la rencontre de ses parents si parfaits, et lui le fils raté. Il s'imagine un frère plus grand, plus fort, il met en place des bagarres contre lui, qu'il perdra à chaque fois.

Celle de Esther (sœur de Maxime) et de Louise (voisine et amie de la famille) quand elles voient Hannah et Simon s'en aller loin après s'être jeté dans la gueule du loup par jalousie pour Tania par rapport à Maxime, le jeune beau, sportif et fort avec lequel elle était mariée et avait un enfant.

Celle de Maxime en apprenant la nouvelle ainsi que plus tard lors de la mort de son chien Echo.

 

Ensuite encore une couleur simple.

 

Je dirais le Blanc pour l'innocence du petit Simon fils(Pauvre garçon) d' Hannah et Maxime qui lui n'avait strictement rien a voir dans les histoires de ses parents et que sa mère a entrainé avec elle à la mort par lâcheté et jalousie.

Ainsi que pour le silence de toute la famille sur cet énorme secret par rapport à Philippe.

 

Parmi les couleurs primaire je me servirais du Bleu.

 

Le bleu pour le calme de Philippe lorsque Louise lui raconte sa véritable histoire. A quinze ans d'apprendre une telle nouvelle sur son passé et ses origines c'est assez bouleversant et pourtant le jeune garçon ne s'énerve pas et est plutôt impatient d'en savoir d'avantage comme si c'était une histoire quelconque et non la sienne.

 

Et également du rouge.

 

Tout d'abord je féliciterais le courage de Robert qui est parti au front en laissant tout derrière lui même son amour : Tania(enfin si l'on peut appelé cela « laisser » seul)

Puis ensuite je vais évoquer un des grand thème de ce texte qui est l'amour le premier sera bien évidement celui de Hannah et Maxime qui s'aimaient ,vivaient une vie heureuse jusqu'à leur mariage où là on retrouve le deuxième couple du texte Tania et Robert, ces deux couples étaient amoureux avant ce jour où les regards de Maxime et Tania se sont rencontrés pour ne plus jamais se quitter, car dans la tête de Maxime il était toujours présent et dans celle de Tania également.

Cela va donc former le troisième et beau couple du livre il s'agit bien entendu de Tania et Maxime qui après le mort de leur compagnon vont enfin pouvoir s'aimer comme il le faisait secrètement auparavant. Cela va former former un couple (presque) « parfait » et donner naissance a un enfant (vraiment) « imparfait ».

Et le rouge aussi représentant le sang pour montré la violence que voit Philippe par rapport a la guerre.

 

Maintenant je vais allé m'intéresser à une couleur un peu plus complexe.

 

Et pourquoi pas du jaune pour représenter la jalousie ??

Oui la Jalousie de Hannah envers Tania dont elle imagine que la beauté fait chavirer Maxime et qui part cela va aller mêler elle et son enfant à la mort du noir.

 

Amour, noir, peur, jaune, courage, blanc adjectifs et couleurs se regroupent assez bien, hommes et sentiments aussi mais certaines associations mènent à la catastrophe telle que la seconde guerre mondiale c'est pour cela qu'il faudrait parfois quelle reste secrète....

 

 

Première de couverture (un secret)

 

 


J'ai imaginé cette image car je trouve qu'elle pourrait faire une bonne première de couverture.

Je pense que dans cette image il y a assez de mystère pour intéresser le lecteur. D'une part les deux images image superposée: Celle de la guerre(1939-1945) et celle d'un couple s'embrassant ainsi que ces mots de différentes couleurs disposés un peu partout peuvent intriguer et intéresser un éventuel lecteur.

Alors j'ai choisi l'image d'un couple pour représenter l'amour présent dans ce texte (Tania-Robert, Hannah-Maxime...).

L'image de la guerre représente bien évidemment la seconde guerre mondiale, car la famille du narrateur est juive donc est très concernée par cette bataille.

Et les mots dispersés un peu partout sont pour moi les mots importants du texte et les couleurs sont celle qui les représentent pour moi. Ma façon de les disposer sont pour moi comme si j'avais découpé des mots d'un journal pour faire panser a Joseph qui lit les journaux tout au long du livre car lui seul sent se qui se prépare.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par 1ES - Publié dans : Les lauréats du Goncourt par les 2A et les 2D
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 16:29

3-photos-culture-livres-Delphine-de-Vigan articlephotoUn roman qui raconte deux trajectoires en parallèle. Celle de Mathilde et Thibault. Leur point commun : A bout de souffle par la vie. C’est le 20 mai et cela tout au long du roman puisque c’est l’histoire d’une seule journée. Mathilde est cadre et elle est victime d’harcèlement moral par son supérieur. Malgré tout elle essaye de faire bonne figure en espérant que ce désastre finira par rentrer dans l’ordre. Cela ne s’arrange pas elle est délaissée par ses collègues et se retrouve dans un bureau lugubre sans fenêtre, sans ordinateur, sans travail. A coté de ça Thibault est médecin à domicile, il fait face tous les jours à la détresse humaine. C’est quelqu’un qui regarde la vie des autres, qui passe son temps dans la voiture à subir un stress permanent. Les choses ne s’arrangent pas puisqu’il vient de quitter sa copine qui ne l’aimait pas, une femme superficielle et qui n’éprouvait aucun sentiment à son égard. Ce roman aborde les thèmes de la société de nos jours vis-à-vis du harcèlement moral, de la dépression. On imagine bien évidemment qu’en racontant deux histoires en parallèle et tous deux en détresse ils vont finir par se rencontrer, l’auteur nous tient en haleine tout au long du roman. Ce sont deux personnages attachant. On est pris d’émotions, car on aimerait que tout s’arrange pour ses personnages, on ne veut que leur bonheur et bien sûr on veut qu’ils se rencontrent ça serait peut être une possibilité pour sortir de se traquenard de la vie. Le lecteur est pris par les émotions des personnages peut-être plus par Mathilde. Un roman donc très touchant et bouleversant. Seulement déçu par la fin, cela nous surprend car l’intrigue était constante tout au long du roman. C’est un roman réaliste, on y voit bien que la vie n’est pas un long fleuve tranquille loin de la. Delphine de Vigan a un style d’écriture très fluide qui amène à une lecture très agréable et très rapide.

Mélanie

Par 1ES - Publié dans : Concours de critiques 2009
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