Magnus
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mnésique, Franz-Goerg est l’un des nombreux orphelins de la seconde guerre mondiale. Transporté de famille en famille, accompagné de mensonges, de trahisons et d’illusions qu’il récolte sur son passage, il n’a qu’un seul compagnon, son ourson Magnus. Nom d’emprunt qu’il gardera d’ailleurs plus tard, faute de connaître sa véritable identité et surtout par amour pour sa peluche.
Bien qu’elle se base sur le schéma classique d’un roman relatant la vie d’un amnésique, Sylvie Germain a su construire un scénario tenant le lecteur en haleine. Effectivement le récit est original puisqu’il rejoue plusieurs fois le même scénario mais dans des lieux différents, avec des personnages différents. De plus le point de vue du narrateur (et du lecteur) évolue au fil du récit, depuis l’enfance (rarement évoquée dans les récits d’après guerre) jusqu’au dernier voyage, ce qui donne l’impression d’accompagner Magnus dans sa quête. Contrairement au célèbre récit d’Anne Frank ce roman met l’accent sur l’état du monde et de la société après la guerre.
La relative simplicité du texte et de son vocabulaire permettent, par une lecture facile et rapide, de ne pas laisser s’échapper la trame du scénario. L’incohérence, pêché mortel du romancier s’attaquant au thème de l’amnésie, a su être domptée par l’auteur, nous offrant un récit encore plus proche du réalisme.
L’auteur à eu l’idée lumineuse de nous éclairer en introduisant de petites notes qu’elle complète d‘un titre (résonance, litanie, échos …) ce qui facilite grandement la compréhension de l’œuvre dans les moments de doutes.
Toutes les énigmes trouvent leurs réponses au fil du récit mise à part la question finale : Que devient Magnus lorsqu’il décide s’en aller … (sans retour ?).
Sylvie GERMAIN
Justification des choix de la première de couverture.
Cette 1ère de couverture pourrait être celle du livre Magnus de Sylvie Germain pour de nombreuses raisons.
Tout d’abord, cette image représente un puzzle et tout au long de ce livre on trouve le champ lexical de la construction, de la création avec les mots « bâtit », « tisse » ou encore « brode ». Or, le puzzle comme la broderie et la construction est une activité qui nécessite de la réflexion et du temps. De plus, lorsqu’on fait un puzzle on assemble des morceaux tout comme le fait Franz avec sa mémoire pour reconstruire son passé.
De plus, le point noir central de cette image illustre la perte de tous les souvenirs d’enfance de Franz c’est-à-dire « ce trou du côté de sa petite enfance ». Autour de ce point noir, le puzzle commence à s’assembler. Cela symbolise tout ce que la mère de ce jeune garçon a bâtit autour de cette absence de souvenirs d’enfance. Les pièces en noir, quant à elles,évoquent tous les mensonges que Théa Dunkeltal a inventés et a fait croire à son fils : « elle brode, elle enlumine le passé, estompe autant qu’elle le peut les souvenirs ».
Enfin, les pièces de puzzle mélangées, autour du début du puzzle construit, symbolisent les idées, la mémoire mélangées de Franz, qui ne sait plus différencier mensonges et réalité « il a du mal à distinguer les frontières du réel, à faire la part entre la vérité et les mystifications ». Ce sont un peu tout ce qui reste à mettre en ordre dans la mémoire du garçon. Pour finir, la spirale montre le fait qu’il est perdu dans toutes ces histoires qu’on lui raconte.
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Un roman
qui raconte deux trajectoires en parallèle. Celle de Mathilde et Thibault. Leur point commun : A bout de souffle par la vie. C’est le 20 mai et cela tout au long du roman puisque c’est
l’histoire d’une seule journée. Mathilde est cadre et elle est victime d’harcèlement moral par son supérieur. Malgré tout elle essaye de faire bonne figure en espérant que ce désastre finira par
rentrer dans l’ordre. Cela ne s’arrange pas elle est délaissée par ses collègues et se retrouve dans un bureau lugubre sans fenêtre, sans ordinateur, sans travail. A coté de ça Thibault est
médecin à domicile, il fait face tous les jours à la détresse humaine. C’est quelqu’un qui regarde la vie des autres, qui passe son temps dans la voiture à subir un stress permanent. Les choses
ne s’arrangent pas puisqu’il vient de quitter sa copine qui ne l’aimait pas, une femme superficielle et qui n’éprouvait aucun sentiment à son égard. Ce roman aborde les thèmes de la société de
nos jours vis-à-vis du harcèlement moral, de la dépression. On imagine bien évidemment qu’en racontant deux histoires en parallèle et tous deux en détresse ils vont finir par se rencontrer,
l’auteur nous tient en haleine tout au long du roman. Ce sont deux personnages attachant. On est pris d’émotions, car on aimerait que tout s’arrange pour ses personnages, on ne veut que leur
bonheur et bien sûr on veut qu’ils se rencontrent ça serait peut être une possibilité pour sortir de se traquenard de la vie. Le lecteur est pris par les émotions des personnages peut-être plus
par Mathilde. Un roman donc très touchant et bouleversant. Seulement déçu par la fin, cela nous surprend car l’intrigue était constante tout au long du roman. C’est un roman réaliste, on y voit
bien que la vie n’est pas un long fleuve tranquille loin de la. Delphine de Vigan a un style d’écriture très fluide qui amène à une lecture très agréable et très rapide.
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